La question des sorties d’hospitalisation des personnes en situation de précarité constitue une préoccupation constante pour les professionnels du réseau. Partant du constat qu’il existe des ruptures de soins post-hospitalisation des personnes en précarité et qu’il n’existait que peu de liens entre les instances sanitaires et les centres d’hébergements d’urgence, ASSAb travaille sur la fluidification des sorties d’hospitalisation depuis 2018, afin que la continuité des soins puisse être assurée. A cette date, une première fiche de signalement avait été élaborée, posant les bases de la procédure tripartite 115 / hébergement d’urgence / hôpitaux.

Un groupe de travail (GT) mixte est constitué et se réunit afin d’identifier les points de blocage et envisager des solutions, mais les contraintes pesant sur le 115 et la baisse des places d’hébergement freinent leur mise en œuvre concrète.

Le GT se réunit tout au long de l’année, intégrant un panel élargi de structures (AP-HM, HEM, CHRS, LHSS, SIAO). Plusieurs outils sont produits ou mis à jour : procédure de sortie vers l’hébergement d’urgence, schéma avec QR code, fiche d’évaluation sanitaire.

Le groupe, désormais élargi au Samu social et à la DDETS. La procédure de sortie vers l’hébergement d’urgence est réadaptée, le protocole de parcours fléché mis à jour, et un consortium SIAO / hospitaliers avec liste d’attente de 72h est mis en place. L’Observatoire des Pauvretés est intégré à la démarche, permettant la publication d’enquêtes flash fin 2025.

En lien avec la DDETS, le SIAO et l’ARS, une évolution organisationnelle est actée : il n’existe plus de « places fléchées sortie d’hospit’ ». L’orientation s’effectuera – comme toutes les autres situations – au regard de la vulnérabilité des personnes et de l’urgence des situations, en lien étroit avec l’expertise des IDEC du SIAO.

Face aux enjeux de coordination des parcours de soins entre structures, ASSAb anime depuis janvier 2024 un groupe de travail réunissant les professionnels des Lits Haltes Soins Santé de Marseille.

Suite aux constats réalisés dans ce GT – accès au droit commun difficile pour les personnes en situation de grande précarité, notamment les personnes vieillissantes – il a été décidé de se concentrer sur la problématique : mobilisation du droit commun.

Le lancement d’un groupe de travail inter-LHSS est imaginé dans le prolongement des réflexions sur les sorties d’hospitalisation. Une première réunion est programmée en janvier 2024, et l’ARS engage parallèlement des démarches pour mobiliser des établissements SSR sur ces questions.

Le groupe réunit les professionnels soignants des différents LHSS afin de mutualiser les pratiques pour faciliter la coordination des parcours de soins. Un dossier commun d’admission, partagé entre les quatre structures marseillaises, est produit et diffusé.

Le groupe, animé au niveau des directions, se réunit six fois par an. En complément du dossier commun, un outil Excel interne facilitant le traitement des dossiers et le passage en commission est produit. Des immersions inter-structures sont réalisées et l’évaluation des outils engagée.

Le groupe intègre les 3 LHSS du département (LHSS Station Lumière, Henry Dunant, L’Etape) afin de poursuivre l’interconnaissance entre acteurs. Dans un contexte aussi tendu, les professionnel.les souhaitent renforcer leur coopération.

– a venir-

Le lancement d’un groupe de travail inter-LHSS est imaginé dans le prolongement des réflexions sur les sorties d’hospitalisation. Une première réunion est programmée en janvier 2024, et l’ARS engage parallèlement des démarches pour mobiliser des établissements SSR sur ces questions.

Cette instance est une relance de groupe inter associatif qui regroupait plusieurs professionnels de santé travaillant auprès de public jeune vulnérable en précarité. Il reprend les acteurs de l’ancien groupe « coordination santé MNA isolés » (la PASS, le Comede, MSF) afin d’élargir le cercle de réflexions et de cibler des problématiques communes.

Cette instance a été créée en janvier 2024 par les équipes elles-mêmes à la suite de 4 décès survenus en rue en décembre 2023. Elle se réunit mensuellement de façon auto-gérée. Cette instance rassemble 16 associations différentes disposant d’une équipe mobile professionnelle travaillant en rue sur le territoire de Marseille. La coordination ASSAb a été sollicitée pour venir en appui de la structuration et du développement de cette instance à partir du mois mars 2024. Cette veille partagée s’inscrit dans un réseau local marseillais (associations, SIAO, hospitaliers, ASSAb) et permet d’assurer une coordination multi partenariale sur des situations dites «complexes», avec difficulté d’adhésion à une prise en charge et qui demandent une vigilance particulière de la part de chaque équipe de terrain.

Historique

En 2025, le SIAO s’est vu confier la mission de coordination de la veille sociale. ASSAb a été sollicité afin de faciliter l’intégration de la coordinatrice de la veille sociale du SIAO au sein de cette instance et auprès des équipes mobiles partenaires. Grâce à la capitalisation des ressources et sa connaissance historique des enjeux territoriaux, ASSAb est la courroie de transmission entre les institutions, le SIAO et les équipes mobiles professionnelles sur le terrain. Le dispositif a également été en soutien des différents projets menés – phase critique, plans climatiques …

Deux nouvelles équipes ont intégré la veille partagée et des rencontres partenariales sont organisées régulièrement. Cela consolide le travail partenarial sur le terrain.

Depuis avril 2024, ASSAb anime des réunions de veille « Pratiques dans l’espace public », initiées à la demande du CLSPDR suite aux difficultés signalées en 2023 par la police municipale et les agents de médiation du centre-ville lors de leurs interventions auprès de certains publics.

Des premières réunions ont fait émerger la nécessité de mettre en place des temps de sensibilisation à destination des agents de prévention — Police municipale, Samu social et agents de médiation sociale — sur trois thématiques : la réduction des risques en usage de drogue, la santé mentale et la prostitution/travail du sexe dans l’espace public.

Ce travail se poursuit et permet désormais de créer de l’interconnaissance entre les acteurs de terrain et les associations spécialisées sur les problématiques de santé mentale, d’addictions / réduction des risques et de prostitution, tout en assurant la continuité des ateliers de sensibilisation engagés l’année précédente.

Continuité des échanges et des actualités des structures ainsi que la poursuite et le développement des ateliers de sensibilisation.